Combat de geeks ! Ou trouver sa place en société.

Cela fait des lustres que je n’ai pas été invitée où que ce soit.
Et à force de solitude, j’aurais apparemment perdu l’habitude de fréquenter des gens et de me comporter en société. Je ne sais plus comment ça marche ces choses là.

Récemment mon compagnon m’a fait comprendre que rien qu’en me regardant on devinait que je ne tournais pas rond : je suinterais la maladie à cause de ma « blasitude ».

Je ne suis pas légère et guillerette mais bien constamment dans la réflexion.

Donc il faudrait que je me « réajuste », mais par rapport à quoi, et qui ?

 




Conseils à l’entourage

Ce qui est difficile pour l’entourage c’est de faire face à une situation qui semble sans solutions.
Au début ils essaient de soutenir et conseiller voire même de réconforter, mais ils se fatiguent vite en voyant qu’au fil du temps les mêmes soucis persistent et que leurs conseils n’y ont rien changé. Ils se sentent inutiles et sont blasés.

C’est toujours la même chanson qu’ils entendent, les mêmes plaintes, et devoir toujours répéter les mêmes conseils en boucle sans jamais voir de changements arriver c’est lassant. Au bout d’un moment ils ne le font plus.

Et c’est là que le cercle vicieux  commence.

N.B : Dans ce dessin j’me suis mise en mode Clette-bou la rappeuse. Ce n’est pas du grand Falzen, (qu’on trouve ici sur youtube et facebook), mais j’aurais essayé ! Oui je fais un coup de pub, je soutiens les malades qui font de leur mieux !


Isolement et maladie mentale

De fil en aiguille, je me suis retrouvée bien seule.

Les uns me trouvant froide et je cite « éteinte de l’intérieur », les autres me trouvant toujours stressée et difficile à cerner.
Puis il y’a aussi ceux qui ont fui quand ils ont su que j’étais malade, et ceux qui se sont fatigués de m’inviter en voyant que je declinais une invitation sur deux pour de sombres raisons de santé.

Puis y’a la famille qui a coupé les ponts car évidemment je suis la ratée de la famille.
(Pour beaucoup trop de gens, ne pas travailler = rater sa vie).

En général je fais avec, il le faut bien, mais certaines périodes sont + compliquées à gérer.
Par exemple, la deuxième période la plus difficile, après les fêtes, est celle de l’été.

Lorsqu’été rime avec barbecues et terrasses pour certains, de mon côté cela rime avec frustration. Celle qui vous serre le coeur et vous déchire de l’intérieur.
Car moi aussi j’ai envie de profiter, envie d’amitié, envie de rire l’aprem ou en soirée devant un spritz, un gin tonic ou tout autre truc festif.

Mais haut les coeurs! C’est bientôt la fin ! ..Autumn is coming !


 

L’entou-rage

On peut essayer de positiver tant qu’on veut et trouver des astuces pour mieux gérer ses symptômes, tant qu’on se ramassera des claques par son entourage/sa famille, ce sera toujours faire deux pas en arrière à chaque fois.

Pour pallier au manque d’informations de l’entourage, prenons l’exmple du programme Profamille destiné aux proches de malades.
Il facilite la compréhension, limite le nombre de faux pas et prouve également la motivation de vouloir faire mieux et d’être bienveillant par rapport à l’individu souffrant d’une pathologie mentale. Bref, y participer c’est tout benef’ !

Il faudrait que la famille se bouge, prenne l’initiative de s’informer et surtout, d’accepter le fait que cette maladie est compliquée au point de devoir avoir recours à un programme spécifique pour en connaitre les ficelles. Et accepter ça c’est déjà un grand pas en avant.
Dans mon cas, mon entourage fait l’autruche et ne veut rien savoir, c’est dommage.. j’les sens arriver les claques à répétitions de leur part ! Ouille.

Mais je vous encourage vous, lecteurs adorés, à continuer de vous informer, que ce soit par un programme specialisé, par des blogs, des vidéos etc.. car votre comportement a beaucoup plus d’impact que ce que vous imaginez.

Prenez tout ce qui peut être bon à prendre !

La pièce n’est tjs pas tombée

Y’a des gens qui veulent être gentils, mais malgré tout leurs réflexions suintent le mépris envers la maladie mentale.

Avant d’être catégorisé malade, faut se rappeler qu’on a une (et oui une seule) personnalité et des goûts qui nous sont propres. On est humain avant d’être malade !

Allez, j’ai foi en vous, vous pouvez le faire, vous arriverez à nous considerer comme monsieur et madame tout le monde !