Première sortie #2 suite.

Donc hier je suis allée à un drink. Deux heures avant c’était mal de ventre, angoisses, tachycardie. Le stress des autres, « Y’aura des gens, mon dieu mon dieu » et tout le toutim.

Outre le fait qu’il faut que je me concentre toujours à 200% pour comprendre qu’on s’adresse à moi, et que je doive me dépêcher de répondre pour pas passer pour une lente, j’avais oublié qu’à côté de la forme du dialogue, déjà bien pénible à entretenir, il y aurait aussi le contenu à gérer ( émotionnellement).

Je vous le dis, j’étais clairement pas prête.

PS: dans le dessin, par simples j’entends « pas le haut gratin de la société ».

Paranoia, tu nous gonfles

Warning : article d’une journée down. Et tout va finalement bien.

Aujourd’hui la journée a été éprouvante, on peut même dire qu’elle a été très mauvaise.

Je suis en état de choc car j’ai la vive sensation que mon bébé va mourir d’une manière imminente et que je ne pourrai rien faire pour la sauver. Je suis tellement tendue/angoissée par cette intuition que je ne vais surement pas dormir et halluciner toute la nuit. (Svp j’veux bien les mygales mais pas des cadavres.) Cette sensation que quelque chose va lui arriver me rend malade. J’ai du mal à respirer, d’un côté je sais que je suis malade, d’un autre cette intuition est bien là et me bouffe. J’essaie de rationaliser, en 15 ans de maladie je l’ai bien appris mais l’angoisse ne disparaît pas. Et je sens quand même qu’un drame est imminent.

 

 

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Le soutien familial

Si vous avez un proche atteint d’une pathologie mentale, soutenez-le.
Même si la frustration de le voir fonctionner différemment des autres personnes vous dépasse et vous donne envie de mettre des oeillères ou de crier, Il faut être une équipe. C’est comme ça que ça avance. Pas autrement.
Cela rajoute un confort, et surtout, cette douce bienveillance si magique. Du concentré de poudre de fée je vous dis.

Le soutien familial est un luxe , vous ne vous rendez pas compte que ce que vous pouvez offrir vaut plus que tout l’or du monde. Si si.
Parfois quand je suis au plus mal je me dis que c’est normal que ma famille ne me soutienne pas toujours, que c’est mérité. Parfois je voudrais même me quitter moi-même.

Et, heureusement, survient toujours ce moment de lucidité qui me fait comprendre que non, même dans mes moments difficiles, je ne me quitterais jamais car je suis quand-même une chouette fille.

Mais rien n’est jamais figé, au fil du temps ils finiront forcément tous par comprendre.