Le rire comme thérapie

J’ai reçu des messages de personnes horrifiées par mon quotidien, je ne m’attendais pas à des réactions de frayeur sur ma vie. Ça m’a choquée.

Je tiens donc à vous rassurer : oui la schizophrénie c’est compliqué, mais non, pour moi avec ma personnalité, ce n’est pas la fin du monde. 
Parce que je suis têtue et que je refuse de me laisser sombrer.
C’est vrai parfois je souffre tellement que j’ai envie de mourir MAIS je survis, je me bats. En souffrant, certes, mais je me bats. Puis comme cette maladie fluctue il y a forcément des moments plus calmes que j’adore et qui brillent par leur contraste.
Et rien que pour ces moments de calme parsemés de café et de jolie musique, je suis contente de vivre et je trouve même que ma vie est belle.

Accrochons-nous au positif et laissons-le nous tirer vers le haut!

C’est d’ailleurs l’essence même de ce blog : essayer de positiver, dédramatiser et voir les choses sous un autre angle pour compenser le négatif ou lui donner moins d’importance.
À présent, sans être stabilisée mais avec quand même le + dur derrière moi je peux dire avec humour  :

Le fromage sans lactose est pire que ma schizophrénie.

Parce que j’ai besoin de rire, et que l’humour est mon carburant.

Sur ce, amis lecteurs intolérants au lactose : Vous êtes mes héros.
Vivre une vie parsemée de « fauxmage » au lieu de parmesan, de pizza sans mozza et heurtée à l’interdit de pudding impérial vanille…. Je vous admire !!!!

 

Une promotion.

Suite à mes soucis de santé et aux effets secondaires (dyskinésie) dus à ma prise de neuroleptiques longue durée, la psychiatre a suivi l’avis du généraliste et a décidé de réduire mon traitement médicamenteux de moitié, puis de voir comment ça se passe.

D’un côté j’ai envie de crier youpi ! D’un autre je suis morte de trouille.

Avec la moitié de médicaments en moins, faut pas se leurrer, il va y aller freestyle l’autre chapeauté.

 

Clin d’oeil à mes années passées dans la capitale. Quand l’employeur remboursait le pass navigo, c’était chouette. La file pour le recharger, un peu moins.

15 ans !

Mes débuts avec Boris avaient été violents.

A coté des symptômes classiques j’avais la joie de faire entre 5 et 12 crises d’angoisse par jour. J’ai toujours pensé que c’était, et resterait, derrière moi. Que j’avais la chance de ne pas avoir un quotidien parsemé de crises de panique comme bon nombre de mes frères d’armes.

MEEP MEEP mauvaise réponse !

Cette semaine, après 15 ans, c’est revenu. Pour une obscure raison.
Joie. Délectation. Hé, DuBoris, Comme le dirait l’ami Cartman, « Je t’ e*****e et je rentre à ma maison ».

 

Lien entre santé mentale et santé physique

J’ai au maximum 2h d’activité par jour.
Par activité je ne parle pas de sport mais bien d’aller traîner 2h dans l’hôpital de jour, ou de faire une lessive ou de m’occuper de Bouclette junior après la crèche. Mais c’est déjà de trop, j’ai chuté. Boum. Au milieu de la cuisine.
On aurait pu le voir venir avec ma dégaine de zombie, mais j’avoue que je pensais que ça s’arrangerait tout seul un jour.

Mon corps a dit STOP J’EN PEUX PLUS CIAO !

2 heures c’est trop. 2h d’efforts pour rester ici dans le réel, cumulées aux fuites d’énergie dues à ma « suractivité psychique », combinées à la diminution de mes rations de nourriture au fil des mois à cause de ma peur de mourir en mangeant. Sans parler de la nervosité continue.

Les clichés du toubib ne m’ont évidemment pas été épargnés, c’était pas cool… Mais on commence à en avoir l’habitude par ici.

Conclusion : Me voici donc avec 8 de tension, position horizontale obligatoire, à boire du coca et à tomber dès que je me lève.
SU-PAYR. (Hé ! je sépare les syllabes comme l’éducatrice du cattp :D)