L’aphoriste

Mon corps entier me fait mal.

Un jour j’ai lu un article qui parlait de sélection naturelle concernant les suicides des personnes atteintes de troubles mentaux. Ça m’est revenu à l’esprit et je suis révoltée.

Dans ce monde, ceux qui survivent ne sont pas les plus méritants mais les + fourbes, acerbes, calculateurs et hypocrites. C’est apparemment comme ça qu’on s’en sort. Si c’est ça le darwinisme, Darwin je t’emmerde.

Les bonnes personnes, celles ne jouant pas au jeu des apparences et de la domination. Celles qui ont des principes et des valeurs se font rares. Elles mènent un double combat.

– Rester fidèle à soi même, à sa vision du monde, en accord avec ses valeurs.

– Se protéger de la société, de la douleur sous toute les formes qu’elle peut infliger et qui pourrait nous faire renoncer à ce qui nous anime. Par facilité et pour ne plus souffrir.

Quand à ce combat se rajoute celui de la maladie, les dés sont pipés.

Nico alias Enash, alias l’aphoriste a décidé de partir. Il me donnait foi en l’humain, sa présence était réconfortante. Plus mature, clairvoyant et posé que les gens de son âge car du haut de ses 26 ans il avait + vécu/souffert que beaucoup d’autres, en grande partie par la maladie et le rejet de la société à son égard.

Pour les gens, ce sera un malade en moins, mais ces abrutis ne se rendent pas compte qu’ils scient leur propre branche en discriminant et ayant discriminé des personnes telles que lui.

Allez y les gens, continuez à mépriser les malades mentaux, restez entre vous et suffoquez dans vos complaintes de « tous des connards, toutes des salopes ». De notre côté on prend des petits cachets, c’est sûr, mais on est -vrai-.

Car la maladie nous terrasse, mais nous ouvre les yeux sur l’essentiel également.