L’avenir brillant.

Je suis dépitée par tous ces articles et discours qui prônent que 30 ou 40 ou 50 ans (au choix), « c’est le bel âge », en avançant cet argument intemporel « Vous avez une plus grande aisance financière grâce à l’évolution de votre carrière, vous avez l’argent et l’autonomie pour voyager et, de temps en temps, vous faire un beau cadeau.. car maintenant vous êtes adultes et vous en profitez ! ».

Et après, un beau jour, on nous sort « c’est fou, ils vivent vraiment en marge de la société les schizophrènes. C’est de la mauvaise volonté ».

Non, Einstein, c’est de la survie pour ne pas être profondement triste.

 

PS : Rappelez-moi de changer de psychiatre.

 

Travailler quand on est schizophrène

Encore hier je me demandais quel travail je pourrais bien faire.

Le psychiatre a émis une liste de critères à respecter, adaptés à ma situation :

  • Pas un emploi stressant
  • Pas de responsabilités
  • Un temps partiel
  • De préférence pas de délais ou échéances à suivre
  • Pas trop de contacts sociaux
  • Pas devoir faire preuve de vitesse ou réactivité
  • Pas loin de chez moi pour pas que je me perde

Et on me demande pourquoi je bosse pas?  Parce que je cherche tjs ce job miraculeux qui pourrait me permettre d’avoir une vie active sans faire exploser la maladie.

Le mot ‘paresse’ est utilisé à tout va et c’est lourd. Voici un dessin maladroit pour illustrer pourquoi la paresse n’a rien à faire là dedans.

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Mais évidemment la case maison engendre le perpétuel ‘elle ne travaille pas parce qu’elle est paresseuse, comme si ce n’était pas fatiguant pour nous aussi‘.

Et c’est reparti pour un tour.