La pièce n’est tjs pas tombée

Y’a des gens qui veulent être gentils, mais malgré tout leurs réflexions suintent le mépris envers la maladie mentale.

Avant d’être catégorisé malade, faut se rappeler qu’on a une (et oui une seule) personnalité et des goûts qui nous sont propres. On est humain avant d’être malade !

Allez, j’ai foi en vous, vous pouvez le faire, vous arriverez à nous considerer comme monsieur et madame tout le monde !

Haters gonna hate.

J’avais très longtemps hésité à créer un blog car j’avais peur des réactions, peur des trolls et des gens méchants cachés derrière un pseudo.
Je suis loin d’avoir la peau dure et la moindre remarque me transperce comme une flèche.
Et ça résonne dans ma tête des jours durant puis je n’ai plus goût à rien et pense à mourir juste pour ne plus entendre les échos de ces insultes résonner dans mon crâne.

Dans ce cas vaut mieux pas s’exprimer sur le net me direz vous, mais je l’ai fait et ça pique.

J’ai reçu un grand nombre de mails méchants.
À tel point que maintenant, lorsque j’entends le bip bip d’une notification de mail reçu, mon coeur s’emballe et je me sens étouffer.
Parfois ce n’est qu’un spam zalando et je suis soulagée, mais parfois c’est bien un mail cinglant.

Il parait que je ne comprends rien à rien. Que je suis une grosse conne qui se cache derrière une maladie. Il parait aussi que ma vision des soignants est tronquée et que publier des imbécilités est le propre de ma bêtise. Il paraît que la schizophrénie n’a rien à voir là dedans et que je suis juste quelqu’un d’idiot.
Il parait aussi que je suis sectaire car je ne veux parler que de la schizophrénie et non des autres pathologies mentales. Et evidemment, si je ne parle pas des autres maladies mentale, ça veut dire que je les dénigre car je suis pour la suprématie de la schizophrénie.

Mais n’importe quoi.

A tous ces gens, je crie ZUT. Non, pire, MERDE.
Je n’ai jamais dit avoir la science infuse, la sagesse du Dalaï Lama ou apporter la nouvelle parole Jesus-staïle.
Je suis juste une schizophrène qui a un blog, qui parfois se trompe et/ou s’exprime mal.
Je suis effectivement malade donc, oui, faut s’attendre à ce que ma vision des choses puisse s’avérer biaisée.
Arrêtez donc de me faire un procès comme si mes articles allaient pervertir des milliers d’esprits.
Et si je ne parle que de schizophrénie c’est parce que je préfère parler de ce que je connais. Et d’ailleurs, même quand je parle de ce que je connais, on m’insulte ! Donc non, à ce prix là, je ne m’aventurerai pas en terrain inconnu.

Si vous n’aimez pas ce que vous lisez, visitez d’autres sites au lieu de m’écrire vos injures de frustrés, ce n’est pas sur le blog d’une malade que vous trouverez les divines paroles.

Je ne vous remercie pas.

 

Obtenir le statut d’handicapé

Très nombreux sont les schizophrènes possédant le statut d’handicapé.
Ce statut permet d’avoir accès à des services d’aide, notamment en terme d’accompagnement de recherche d’emploi.

Motivée à l’idée d’offrir un avenir meilleur à ma fille, j’ai entrepris les démarches sans savoir que ce serait un véritable champ de bataille et que j’en sortirais blessée.

Mon état s’est aggravé, j’ai passé deux jours à pleurer, j’hallucine en continu et je fonctionne au ralenti.
Cette BD m’a pris toute l’énergie qu’il me restait mais il fallait que j’évacue le négatif.

Je ne vais pas être bien quelques temps, je maudis ce médecin généraliste sur 3 générations.
(Ce n’est pas mon généraliste mais bien un médecin-conseil imposé dans le cadre de la procédure de reconnaissance d’handicap)

 

PS : je viens d’apprendre par ma psychiatre que ce médecin n’a pas le pouvoir de m’envoyer à l’hôpital, c’était un coup de bluff qui m’a coûté très cher. À moi et indirectement à ma famille qui doit s’occuper de ma fille à ma place pendant que je suis HS.

Le bonheur gratuit

Il y a exactement 6 mois, je créais un article sur ma décision de sortir de la spirale de la société de consommation.  Et je m’y suis tenue!

J’avais eu une prise de conscience qui m’avait permise de rechercher mon bonheur ailleurs que dans le matériel, et de me focaliser sur l’essentiel. Puis quand on (sur)vit d’allocations, faut s’adapter.

Comme je ne suis plus capable de travailler, avec un enfant à charge de surcroît, chaque centime compte.
D’ailleurs, quand j’en vois un par terre, même si c’est inélégant et que ça manque cruellement de class, je m’abaisse et je ramasse. #ranafout #yolo.

(Et oui, même pour acheter un pain, si on est un centime trop court on ressort les mains vides).

En faisant une croix sur les plaisirs du pouvoir d’achat, cela réduit considérablement les façons de compenser les difficultés de la maladie.
Mais cela m’a obligée à m’ouvrir à d’autres choses (exemple: la créativité) et à me rappeler, qu’après tout, on n’emporte rien dans la tombe, et ce qui compte vraiment c’est d’être une bonne personne, présente et bienveillante pour autrui.
(D’ailleurs, dès que j’en serai capable, je ferai du bénévolat.)

Et le bonheur qui résulte de cette proactivité bienveillante vaut tous les iphones, ou baskets top tendance du monde.

 

L’erreur de mes psychologues.

Dans ma vie je suis passée de psychologue en psychologue car j’ai toujours voulu tout mettre en oeuvre pour me soigner.
Avec un rendez vous par semaine, cela correspondait à un budget de 180 euros par mois.
Juste pour voir une psy ( -chologue, car les psychiatres c’est encore autre chose).

Malheureusement, chez chacune de mes ex-psy, la même erreur revenait systématiquement après quelques séances :

La psychologue, se sentant à l’aise avec moi, se laissait vaquer à quelques anecdotes sur sa vie privée, voire aux difficultés rencontrées dans sa vie. Et là, le drame, elle n’etait plus « une respectable psychologue » mais elle etait bel et bien redevenue l’humaine lambda.
Celle qui parle chiffon et qui cherche mon empathie face à ses problèmes et bien sûr ses 45 euros à la fin de la séance.

Je ne vous paie pas pour discuter entre copines, on n’est pas copines,  on ne paie pas ses copines.