Twin peaks et peaks et colégram (ou les films d’horreur et schizophrénie)

Il y a un thème que je voulais aborder : les films d’horreur.

Même si je sais que « c’est pour du faux », je n’arrive pas à me dire que les événements qui y sont tournés sont réellement du chiqué. Tout ce que je perçois est acquis comme réel.
Ce que je vois je le vis à 300% et après je suis choquée et tremblante plusieurs jours.

Comme la fois où j’ai regardé un film avec des gens coincés dans un vaisseau dans l’espace.
Et je n’ai pas dormi plusieurs nuits parce que j’etais inquiète pour eux. #lahonte

J’ai lu que les films d’horreur étaient mauvais pour les personnes souffrant de psychose à cause du risque d’hallucinations et du stress qui en découlent. Et je confirme ! Du moins, quand on est pas stabilisé.

Et récemment j’ai craqué : la saison 3 de twin peaks est diffusée!
Ravie de revoir l’agent Dale Cooper j’ai fait une entrave à mon régime anti-horreur. Même si à la base ce n’est pas vraiment de l’horreur mais juste une série magnifiquement tordue.

J’ai regardé le premier épisode, verdict :  j’ai pas dormi 2 nuits.
j’ai eu des hallus HORRIBLES plusieurs jours et j’ai été très mal dans ma peau. Mais je suis bornée, j’ai continué et, toujours en essayant de ne pas vous spoiler, la saison 3 vaut le coup d’être regardée. Par contre je ne ferai pas d’exceptions pour d’autres séries, j’ai trop morflé.

J’avoue quand même que si je pouvais sauter dans ma télé, j’irais tout droit baffer Laura Palmer.
La BD qui va suivre va donc surtout parler aux gens qui ont vu Twin peaks !


Bonus :

 

Faire comprendre la maladie

Parfois je m’interroge sur l’utilité de ce blog.

Prenez par exemple ma mère.
Elle m’a conduite de psychiatre en psychiatre depuis 15 ans, elle a assisté à mes différentes crises et se chargeait elle-même de chercher mes neuroleptiques a la pharmacie.

Elle devrait être en première ligne pour comprendre que je suis malade. 

Et bien non, cette personne qui me voit ensevelie dans la spirale infernale de la psychiatrie depuis autant d’années est assez bornée pour estimer que si j’ai 2 bras et 2 jambes fonctionnels, je ne suis pas invalide, je suis paresseuse. 

Alors si même ma propre mère ne peut pas se le fourrer dans le crâne, comment est-ce que des lecteurs qui tomberaient par hasard sur mon blog pourraient réussir à piger le truc en quelques articles ?

J’avoue ne pas savoir si ça servira vraiment à quelqu’un.

Combattre les clichés sur la schizophrénie

Un petit projet sur lequel je planche depuis quelques temps.
Car j’en ai marre de bouffer du prejugé à tous les repas uniquement à cause du manque d’informations que la population reçoit.

En sachant que les médias utilisent le terme ‘schizophrénie’ à tort et à travers pour parler politique et que dans les films les tueurs fous sont EVIDEMMENT schizophrènes.
Jamais diabétiques, jamais autistes, non non, toujours les méchants schizophrènes uuUuUuh.

Servez vous un petit café, parcourez mes bd et chassez les idées reçues, zou !

 

 

 

Aux grands maux les grands remèdes

Avec la moitié de mon traitement en moins mes journées sont plus compliquées, parasitées, floutées, araignées et tout ce qui finit par  -ées.

..MAIS comme je fais le plein de bains, d’Hercule, de Xena, de kaamelott et de café, je ris et je re ris.
Je m’accroche à toutes ces petites (grandioses) choses qui me tirent vers le haut.
Et chaque minute passée à m’amuser ou à « simplement » sourire est, en soi, une victoire sur cette maladie qui ne se guerit pas.
Non, Boris, tu ne me condamneras pas à une vie de dépression.

Le tout, en gardant bien dans un coin de ma tête qu’il y a toujours pire *lève le poing avec un air déterminé*

Un grand pouce levé aux lecteurs qui auront reconnu le grand classique auquel ce dessin fait honneur.

 

L’ humour (me) sauve la vie

Je ne le crierai jamais assez fort : Riez ! Chantez faux ! Dansez !
Amusez-vous et déposez votre fardeau le temps d’une blague, vous serez soulagés !

Ma façon de voir la vie en une vidéo, car l’humour est le morceau de sucre qui aide la médecine à couler 😉

 

PS : Gloire à Dick van Dyke qui, aujourd’hui, à 91 ans, affiche toujours son sourire si communicatif !