L’entou-rage

On peut essayer de positiver tant qu’on veut et trouver des astuces pour mieux gérer ses symptômes, tant qu’on se ramassera des claques par son entourage/sa famille, ce sera toujours faire deux pas en arrière à chaque fois.

Pour pallier au manque d’informations de l’entourage, prenons l’exmple du programme Profamille destiné aux proches de malades.
Il facilite la compréhension, limite le nombre de faux pas et prouve également la motivation de vouloir faire mieux et d’être bienveillant par rapport à l’individu souffrant d’une pathologie mentale. Bref, y participer c’est tout benef’ !

Il faudrait que la famille se bouge, prenne l’initiative de s’informer et surtout, d’accepter le fait que cette maladie est compliquée au point de devoir avoir recours à un programme spécifique pour en connaitre les ficelles. Et accepter ça c’est déjà un grand pas en avant.
Dans mon cas, mon entourage fait l’autruche et ne veut rien savoir, c’est dommage.. j’les sens arriver les claques à répétitions de leur part ! Ouille.

Mais je vous encourage vous, lecteurs adorés, à continuer de vous informer, que ce soit par un programme specialisé, par des blogs, des vidéos etc.. car votre comportement a beaucoup plus d’impact que ce que vous imaginez.

Prenez tout ce qui peut être bon à prendre !

Le bonheur gratuit

Il y a exactement 6 mois, je créais un article sur ma décision de sortir de la spirale de la société de consommation.  Et je m’y suis tenue!

J’avais eu une prise de conscience qui m’avait permise de rechercher mon bonheur ailleurs que dans le matériel, et de me focaliser sur l’essentiel. Puis quand on (sur)vit d’allocations, faut s’adapter.

Comme je ne suis plus capable de travailler, avec un enfant à charge de surcroît, chaque centime compte.
D’ailleurs, quand j’en vois un par terre, même si c’est inélégant et que ça manque cruellement de class, je m’abaisse et je ramasse. #ranafout #yolo.

(Et oui, même pour acheter un pain, si on est un centime trop court on ressort les mains vides).

En faisant une croix sur les plaisirs du pouvoir d’achat, cela réduit considérablement les façons de compenser les difficultés de la maladie.
Mais cela m’a obligée à m’ouvrir à d’autres choses (exemple: la créativité) et à me rappeler, qu’après tout, on n’emporte rien dans la tombe, et ce qui compte vraiment c’est d’être une bonne personne, présente et bienveillante pour autrui.
(D’ailleurs, dès que j’en serai capable, je ferai du bénévolat.)

Et le bonheur qui résulte de cette proactivité bienveillante vaut tous les iphones, ou baskets top tendance du monde.

 

Chérie j’ai rétréci Boris !

Sur ce blog j’aimerais aussi partager les choses qui m’aident à me sentir mieux.
Cette façon de faire que j’ai trouvée est accessible à tous, pas uniquement aux malades 🙂

Ma schizophrénie semble de + en + petite et prendre moins de place dans ma vie quand les bonnes tournures de phrases sont utilisées. Oui oui, j’vous assure !
Il n’aura pas fallu qu’une balle de Baseball casse une vitre pour enclencher la crapuleuse machine de Rick Moranis mais on n’en est pas loin.
Ça m’aide à moins penser « maladie » donc c’est tout benef’ !


BONUS :

Comment être heureux

« Je suis un cas assez compliqué puisque je ne peux ni travailler, ni conduire, ni regarder un film entier, ni lire une seule page d’un livre. Je suis désorientée : je me perds si je sors de chez moi. Donc je reste enfermée, depuis des années. Je suis toujours dans le gaz. Puis je suis désocialisée et un peu paranoïaque.
Un grand nombre de malades ont une vie active, une assoc’ voire même un boulot. Je n’en fais pas partie. »

..

Pour beaucoup d’entre vous ce 1er paragraphe aura semblé sans issue et glacial. Dépourvu de toute possibilité de bonheur. Pas vrai ?

Et bien vous savez quoi ? Je suis heureuse! (Si si j’vous assure!)

Pourquoi?? Comment!?

Et bien c’est simplement une façon de voir les choses :
Ma santé physique est bonne. Deux bras deux jambes le compte est bon !
Matériellement je n’ai pas besoin de +. Un lit une baignoire une tablette un canapé.
Si j’ai besoin de m’exprimer ? J’écris sur ce blog.
Je fais de la photo et combine des loisirs créatifs, à mon rythme, pour accomplir des choses. Puis il y’a le café et les bains, que j’adore, mes amours !

Parce que je suis positive et que je prends soi de moi, j’ai un compagnon et un enfant.
Sans cette positive attitude je n’aurais pas eu cette chance.

Bien que ma vie soit souvent très difficile, plus que pour les gens non-malades, je reste positive. J’ai toujours de quoi manger, j’ai bien chaud à l’intérieur quand il fait froid dehors. Je sens bon la vanille et mes draps sentent bon le propre. Ha oui, ce qui sent bon me rend heureuse, j’avais oublié de le lister.

Boris je m’y suis habituée, il sera toujours là. Même s’il peut se montrer parfois envahissant, il ne m’obnubile pas. Ne penser QUE maladie ferme les petites portes vers l’extérieur.

Haut les coeurs les amis! Car la vie n’est qu’une farce, parfois bonne, parfois mauvaise, le tout est simplement de s’occuper, jour après jour, sans se poser trop de questions.
Regarder dans son assiette ( au sens propre et figuré) et prendre appui sur les petites choses simples qui contribuent à notre confort. Ça va aller, vous allez gérer, foi de Bouclette.