Le solian

A faible dose il soigne la dépression.

j’ai vu beaucoup de gens stresser dans des forums « mon dieu mon médecin m’a prescrit du solian, je viens de voir que c’est un antipsychotique!!! Me cache t il que je suis schizophrène ??! J étais juste déprimé! Ma vie est fichue!!! »

T’inquiètes pas l’ami, le solian c’est tout terrain.

C’est le médicament qui a eu le meilleur ratio bénéfices/effets secondaires sur moi.

J’ai moins d’hallus, je ne suis plus sur le qui-vive. J’ai toujours peur d’être empoisonnée et j’ai toujours des hallucinations visuelles mais c’est + rare et bien mieux que sans traitement!

Mais il faut bien l’admettre, ma vie sans traitement, je n’oserais même pas y penser. Je perdrais tout. Ce solian je suis ravie de l’avoir.

 

Schizophrénie, poids et alimentation

J’ai regardé beaucoup de vidéos faites par des personnes souffrant de schizophrénie sur youtube. La plupart y sont bien enveloppés, voire en grand surpoids.

Mais d’où ça vient ?

En grande partie des médicaments. Leur effet est similaire à l’hypothyroïdie. À ce ralentissement du métabolisme se rajoute la disparition de la sensation de satiété. Ça chamboule les repères.

Sous risperdal j’avais pris 30kg par exemple.

Puis il faut aussi tenir compte du manque d’énergie, de la fatigue et du fait de ne pas pouvoir sortir de chez soi. L’un dans l’autre la prise de poids semble fatale.

Je me rappelle d’un ami ( oui oui j en avais à l’époque, y’a 15 ans) qui était si maigre que son médecin lui avait prescrit des neuroleptiques alors qu’il n’avait absolument aucun problème d’ordre psychiatrique. Juste pour le faire grossir.

Ne soyez donc pas trop durs face à la prise de poids de vos proches souffrant de schizophrénie.

Actuellement je ne suis pas encore stabilisée et mes délires prennent le dessus. Cela me fait l’effet inverse sur le poids.

J’ai cette intuition méga forte que je vais mourir empoisonnée ou etouffée. C’est super dur pour moi de savoir ce que je peux manger, chaque jour.
Je ne sais pas si je pourrai manger aujourd’hui par exemple.
J’espère, parce que j’ai faim.

Parfois ce stress du poison s’estompe et là, même si je n’ai aucune satisfaction en mangeant, je fais des réserves.

C’est fou comme toutes ces complications qui me pourrissent la vie me font parfois, en société, juste porter une étiquette de dinde qui s’affame par souci d’esthétique.

Enfin je crois qu’il vaut quand même mieux avoir l’air d’une princesse qui surveille sa ligne plutôt que d’une psychotique, en toute honnêteté.
Mais parfois j’me dis juste waw, si les gens savaient, ils la boucleraient et ça me ferait des vacances.

 

 

Video

Mon compagnon voulait que je lui trouve un docu pour comprendre la maladie, ça avance, c’est bien !

Un peu condescendant le type de la video, mais c’est ludique et il explique bien donc si ça vous intéresse pour vous ou pour un proche, hop !

À un moment j’me suis dit que j’allais en faire aussi, des videos. Mais je ne pourrais pas assumer les commentaires négatifs des trolls d’internet. Ni le fait que la belle famille ou de potentiels futurs collegues ou futurs employeurs tombent dessus et me reconnaissent. ( Ouais j ai pas encore fait le deuil de ma potentielle carrière).

 

Première sortie #2 suite.

Donc hier je suis allée à un drink. Deux heures avant c’était mal de ventre, angoisses, tachycardie. Le stress des autres, « Y’aura des gens, mon dieu mon dieu » et tout le toutim.

Outre le fait qu’il faut que je me concentre toujours à 200% pour comprendre qu’on s’adresse à moi, et que je doive me dépêcher de répondre pour pas passer pour une grosse lente, j’avais oublié qu’à côté de la forme du dialogue, déjà bien pénible à entretenir, il y aurait aussi le contenu à gérer ( émotionnellement).

Je vous le dis, j’étais clairement pas prête.

PS: dans le dessin, par simples j’entends « pas le haut gratin de la société ».