Combat de geeks ! Ou trouver sa place en société.

Cela fait des lustres que je n’ai pas été invitée où que ce soit.
Et à force de solitude, j’aurais apparemment perdu l’habitude de fréquenter des gens et de me comporter en société. Je ne sais plus comment ça marche ces choses là.

Récemment mon compagnon m’a fait comprendre que rien qu’en me regardant on devinait que je ne tournais pas rond : je suinterais la maladie à cause de ma « blasitude ».

Je ne suis pas légère et guillerette mais bien constamment dans la réflexion.

Donc il faudrait que je me « réajuste », mais par rapport à quoi, et qui ?

 




Conseils à l’entourage

Ce qui est difficile pour l’entourage c’est de faire face à une situation qui semble sans solutions.
Au début ils essaient de soutenir et conseiller voire même de réconforter, mais ils se fatiguent vite en voyant qu’au fil du temps les mêmes soucis persistent et que leurs conseils n’y ont rien changé. Ils se sentent inutiles et sont blasés.

C’est toujours la même chanson qu’ils entendent, les mêmes plaintes, et devoir toujours répéter les mêmes conseils en boucle sans jamais voir de changements arriver c’est lassant. Au bout d’un moment ils ne le font plus.

Et c’est là que le cercle vicieux  commence.

N.B : Dans ce dessin j’me suis mise en mode Clette-bou la rappeuse. Ce n’est pas du grand Falzen, (qu’on trouve ici sur youtube et facebook), mais j’aurais essayé ! Oui je fais un coup de pub, je soutiens les malades qui font de leur mieux !


La catatonie du Far West

Je passe énormément de temps « dans la lune », « dans le gaz », à « caler ».
De l’extérieur on ne devine pas ce qu’il se passe là dedans, on voit juste une plante immobile dans un canapé, mais de l’interieur je suis engluée dans le magma de mes pensées, envahie par des sons et des flashbacks (in)directement tirés de ce que j’ai vu/entendu les derniers jours.
Comme submergée par l’écho de ma mémoire .

Et c’est donc là que part toute mon énergie, dans la suractivité psychique incontrôlable.

Récemment j’ai revu Mary Poppins, parce que je ne peux regarder que des films gentillets sans violence quelconque. Résultat ? Mon cerveau s’en donne à coeur joie.

Le positif dans tout ça, parce qu’il faut bien en trouver, c’est que je vis des experiences que personne ne peut vivre.
Et oui, j’ai rencontré mes stars préférées et j’ai même dansé sur les toits de Londres avec Bert.

I did it.

Le négatif c’est que cela me semble plus réel (et agréable faut le dire ) que la réalité. J’ai tendance à + m’investir dans ce qui se passe dans ma tête que dans le monde qui m’entoure et tout à coup mon corps ne répond plus. Tout se passe dans le ciboulot.

Et quand ça commence, c’est incontrôlable, je reste coincée dans ce qu’il se passe là dedans, je ne peux plus bouger et ça peut durer des jours.