Simulation d’hallucinations auditives en vidéos

J’en profite pour vous rappeler que toutes les personnes victimes de schizophrénie n’entendent pas forcément des voix, c’est du cas par cas.
Et aussi pour vous dire que les voix qu’on entend sont simplement l’écho de nos pensées. Y’a rien de paranormal là dedans.

Voici deux vidéos vous illustrant le quotidien avec des hallucinations auditives.
C’est en anglais, je n’ai rien trouvé en français, mais ça vous donne quand même une bonne idée des difficultés engendrées par ces symptômes.

(Et puis vous comprendrez mieux le titre un peu grossier de mon blog, car le « ta gueule » c’est tout ce que Boris m’inspire quand il me parle).

Pour la 1ere vidéo, cela commence a partir de 2:00

Pour la 2eme, cela commence à partir d’1:45

Ice Ice Baby

Pour moi, maladie mentale est synonyme de perte de liberté.

Je n’ai plus la liberté de vivre comme je l’aimerais ni d’accéder à des petits bonheurs simples.
Autant vous dire que j’ai passé des heures, des jours, à essayer de trouver des stratégies qui me permettraient d’atteindre mes buts malgré la maladie, mais ce fut vain.

Je suppose que si un jour j’arrive à vivre comme je l’entends, cela voudrait dire que je ne serais plus victime de Boris (victime de schizophrénie) mais bien – rétablie – .

Parce que dire qu’une personne « souffre de schizophrénie », pour moi, ce n’est pas assez fort. On peut souffrir de rhumes et de petits bobos.

Mais dire « être victime de », là, ça annonce tout de suite la couleur. On ne joue plus dans la même cour!
On est victime de ce fléau qu’est la schizophrénie, abominable et sans pitié. Point.
D’ailleurs, « fléau » ça ne lui va pas si mal non plus. Demandons l’avis de Mr Larousse :
Personne ou chose qui est une catastrophe par son caractère nuisible.

Adjugé. La schizophrénie est un fléau.

Et donc, Boris, toi qui me prive de ..vivre ma vie, j’en ai marre d’être victime de ton fléau.
Je rajouterai un très impoli « FDP » « Brûle en enfer » et « Sois maudit ». (Vous me pardonnerez hein).

Bisous bisous.




Isolement et maladie mentale

De fil en aiguille, je me suis retrouvée bien seule.

Les uns me trouvant froide et je cite « éteinte de l’intérieur », les autres me trouvant toujours stressée et difficile à cerner.
Puis il y’a aussi ceux qui ont fui quand ils ont su que j’étais malade, et ceux qui se sont fatigués de m’inviter en voyant que je declinais une invitation sur deux pour de sombres raisons de santé.

Puis y’a la famille qui a coupé les ponts car évidemment je suis la ratée de la famille.
(Pour beaucoup trop de gens, ne pas travailler = rater sa vie).

En général je fais avec, il le faut bien, mais certaines périodes sont + compliquées à gérer.
Par exemple, la deuxième période la plus difficile, après les fêtes, est celle de l’été.

Lorsqu’été rime avec barbecues et terrasses pour certains, de mon côté cela rime avec frustration. Celle qui vous serre le coeur et vous déchire de l’intérieur.
Car moi aussi j’ai envie de profiter, envie d’amitié, envie de rire l’aprem ou en soirée devant un spritz, un gin tonic ou tout autre truc festif.

Mais haut les coeurs! C’est bientôt la fin ! ..Autumn is coming !


 

Twin peaks et peaks et colégram (ou les films d’horreur et schizophrénie)

Il y a un thème que je voulais aborder : les films d’horreur.

Même si je sais que « c’est pour du faux », je n’arrive pas à me dire que les événements qui y sont tournés sont réellement du chiqué. Tout ce que je perçois est acquis comme réel.
Ce que je vois je le vis à 300% et après je suis choquée et tremblante plusieurs jours.

Comme la fois où j’ai regardé un film avec des gens coincés dans un vaisseau dans l’espace.
Et je n’ai pas dormi plusieurs nuits parce que j’etais inquiète pour eux. #lahonte

J’ai lu que les films d’horreur étaient mauvais pour les personnes souffrant de psychose à cause du risque d’hallucinations et du stress qui en découlent. Et je confirme ! Du moins, quand on est pas stabilisé.

Et récemment j’ai craqué : la saison 3 de twin peaks est diffusée!
Ravie de revoir l’agent Dale Cooper j’ai fait une entrave à mon régime anti-horreur. Même si à la base ce n’est pas vraiment de l’horreur mais juste une série magnifiquement tordue.

J’ai regardé le premier épisode, verdict :  j’ai pas dormi 2 nuits.
j’ai eu des hallus HORRIBLES plusieurs jours et j’ai été très mal dans ma peau. Mais je suis bornée, j’ai continué et, toujours en essayant de ne pas vous spoiler, la saison 3 vaut le coup d’être regardée. Par contre je ne ferai pas d’exceptions pour d’autres séries, j’ai trop morflé.

J’avoue quand même que si je pouvais sauter dans ma télé, j’irais tout droit baffer Laura Palmer.
La BD qui va suivre va donc surtout parler aux gens qui ont vu Twin peaks !


Bonus :

 

L’entou-rage

On peut essayer de positiver tant qu’on veut et trouver des astuces pour mieux gérer ses symptômes, tant qu’on se ramassera des claques par son entourage/sa famille, ce sera toujours faire deux pas en arrière à chaque fois.

Pour pallier au manque d’informations de l’entourage, prenons l’exmple du programme Profamille destiné aux proches de malades.
Il facilite la compréhension, limite le nombre de faux pas et prouve également la motivation de vouloir faire mieux et d’être bienveillant par rapport à l’individu souffrant d’une pathologie mentale. Bref, y participer c’est tout benef’ !

Il faudrait que la famille se bouge, prenne l’initiative de s’informer et surtout, d’accepter le fait que cette maladie est compliquée au point de devoir avoir recours à un programme spécifique pour en connaitre les ficelles. Et accepter ça c’est déjà un grand pas en avant.
Dans mon cas, mon entourage fait l’autruche et ne veut rien savoir, c’est dommage.. j’les sens arriver les claques à répétitions de leur part ! Ouille.

Mais je vous encourage vous, lecteurs adorés, à continuer de vous informer, que ce soit par un programme specialisé, par des blogs, des vidéos etc.. car votre comportement a beaucoup plus d’impact que ce que vous imaginez.

Prenez tout ce qui peut être bon à prendre !